Sensibilisation à la Propriété Intellectuelle : retour sur la session du 5 avril dans les Hautes-Pyrénées

La demi-journée consacrée à la Propriété Intellectuelle (PI) a accueilli un public attentif et très intéressé

Les motivations étaient diverses :

  • curiosité et besoin d’éclaircissement,
  • comment s’y prendre pour breveter un produit,
  • comment gérer la communication interne et externe relative à un besoin de « secret professionnel » pour les chefs d’entreprises,
  • recherche de précisions sur les différents dispositifs,…

Mathieu Bringer, conseil en PI, a présenté six aspects essentiels de la PI pour les entreprises

  • le brevet
  • le modèle d’utilité
  • la marque
  • les dessins et modèles
  • le droit d’auteur
  • le secret d’affaire

Aujourd’hui, beaucoup de produits combinent plusieurs modes de protections.

D’un point de vue stratégique en matière de Propriété Intellectuelle, l’entreprise doit apprécier certains éléments comme par exemple :

  • l’identification du besoin,
  • adapter sa stratégie au territoire,
  • comment valoriser au mieux son titre ?
  • et finalement comment le défendre ?

Amandine Lesage, chargée de mission PI à l’agence AD’OCC a dressé notamment un panorama des principaux acteurs de la Propriété Intellectuelle au service des entreprises.

AD’OCC, accompagne, par une approche personnalisée du projet, les entreprises et les informe afin de leur permettre de prendre des décisions éclairées sur ce sujet. L’agence propose également des formations par le biais d’une convention de partenariat avec l’IEEPI.

Enfin, des aides au financement de la Propriété Intellectuelle existent au plan national et régional en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. Les dispositifs régionaux récemment créées intègrent de nombreux aspects des dépenses en propriété intellectuelle et sont au service des entreprises.

Et concrètement…

Cédric Lambert dirige l’entreprise Lourd’Innov, créée en 2012 et qui emploie 7 personnes ; il indique en guise d’introduction : « l’ADN de la société, c’est le brevet ».
Et c’est ainsi que l’entreprise a débuté son activité (lourdinnov.com).
À ce jour elle a 2 brevets (Europe, Chine, États-Unis), 4 marques et un dessin protégés.
M. Lambert souligne que la PI est essentielle pour son activité de niche et qu’elle légitime les produits sur le marché ; elle permet d’accéder à des sources de financement, de valoriser la société, de se positionner « majeur » sur le marché.
Côté stratégie, il invite les entrepreneurs à réfléchir sur la partie « la plus divulgable » de l’innovation avant de déposer, afin de conserver « une longueur d’avance ».
Restant lucide, il n’oublie pas que la PI a un coût et qu’il faut innover sans cesse, sans perdre de vue les concurrents.

Jean-Aimé Boutelier, dirige la société Seral qui fabrique des articles religieux (seral-lourdes.com). Le nom est déposé depuis 1890 !
La société est ainsi confrontée dans son domaine d’activité à la contrefaçon…, de Chine.
Elle protège donc des modèles, des noms, des marques…
Sa stratégie est de se développer à l’international, en s’appuyant sur ces protections, et en valorisant des produits propres à la société (aucune sous traitance) ; Séral est ainsi engagée dans la démarche EPV Entreprise du Patrimoine Vivant (patrimoine-vivant.com)

A l’issue des échanges collectifs, des rendez-vous personnalisés, ont aussi permis de répondre à des thématiques particulières ou questions plus sensibles de la part des chefs d’entreprises présents.

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